
La loi Evin du 10 janvier 1991 n’interdit pas la publicité pour l’alcool, mais l’encadre strictement. Elle s’applique à toutes les boissons titrant à plus de 1,2% vol, et concerne aussi bien la publicité directe que la publicité indirecte.
Tout acte en faveur d'un organisme, d'un service, d'une activité, d'un produit ou d'un article qui, quelle qu'en soit l'intention, a pour effet de rappeler une boisson alcoolique.
Ne sont pas soumis à la loi Évin les contenus, images ou descriptions portant sur la région de production, la toponymie, une indication géographique, le terroir, un itinéraire, le savoir-faire, l'histoire ou le patrimoine culturel, gastronomique ou paysager liés à un vin AOP/IGP.
En pratique, un visuel mettant en avant le paysage ou l’histoire d’une appellation échappe aux contrainte de la loi Evin, à condition de ne pas y associer de marque, logo produit, message clairement promotionnel, qui le feraient basculer dans le régime classique.
La loi fixe une liste fermée : tout ce qui n’y figure pas est interdit.
Le parrainage (sponsoring) est interdit dès lors qu’il vise, même indirectement, à faire de la publicité pour l’alcool.
Sur ces supports autorisés, le contenu est lui aussi limité à une liste fermée :
L’image du conditionnement (étiquette, bouteille) ne peut être reproduite que si elle respecte ces mêmes règles : toute communication reprenant votre étiquette est donc soumise aux mêmes limites de contenu.
Toutes publicité pour l’alcool doit comporter la mention : « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé », à l’exception des circulaires commerciales destinées aux professionnels ou envoyées de manière nominative, ainsi que des affichettes, tarifs, menus et objets à l'intérieur des lieux de vente spécialisés.
Le non-respect de ces règles est sanctionné par une amende de 75 000 €, pouvant être portée à 50 % du montant des dépenses consacrées à l'opération illicite.