Définition
L’agent commercial est un intermédiaire indépendant chargé de négocier et parfois de conclure des contrats de vente en votre nom et pour votre compte. Le contrat d’agence commerciale est un mandat d’intérêt commun : les deux parties ont intérêt au développement de la clientèle.
Il est primordial de bien le distinguer des autres intermédiaires :
Pour bénéficier du statut protecteur d’agent commercial, trois critères doivent être réunis :
Le contrat d’agence commerciale n’est soumis à aucune forme obligatoire : un accord verbal suffit pour que le statut s’applique. En revanche, l’écrit devient obligatoire dès que l’une des parties le demande. Il est fortement recommandé d’exiger un écrit pour sécuriser vos relations.
Avant de commencer son activité, votre agent doit s’immatriculer sur un registre spécial tenu au greffe du tribunal de commerce. Cette immatriculation ne conditionne pas l’application de son statut protecteur mais elle est utile pour vérifier sa régularité. Pensez à le lui demander.
Les obligations réciproques
La clientèle et le secteur
Il est courant de confier à l’agent une catégorie de clients ou un secteur géographique défini. Il est indispensable de délimiter ces critères par écrit.
La rémunération
L’agent est rémunéré par une commission, fixée par le contrat ou, à défaut, par les usages du secteur. Si ni l’un ni l’autre ne permet de la déterminer, l’agent peut prétendre à une rémunération raisonnable.
La commission est due sur :
Attention : Si vous n’exécutez pas une commande apportée par votre agent, la commission reste due. La loi vous empêche de priver l’agent de sa rémunération par votre propre carence. Sauf si cette annulation n’est pas votre faute ou qu’elle est justifiée par un motif sérieux.
Le paiement doit intervenir au plus tard le dernier jour du mois qui suit le trimestre au cours duquel la commission a été acquise.
La fin du contrat
Si vous souhaitez rompre le contrat ou ne pas le renouveler, vous devez respecter un préavis minimal :
Le contrat peut prévoir des délais plus longs, jamais plus courts.
A la fin du contrat, votre agent a droit à une indemnité compensatrice du préjudice subi, correspondant généralement à deux ans de commissions. Ce droit est d’ordre public : toute clause l’excluant est nulle.
L’agent perd ce droit uniquement dans trois cas :
Obligation post-contractuelle de non-concurrence
Le contrat peut prévoir une clause de non-concurrence après sa fin. Elle doit notamment être limitée dans le temps et dans l’espace, et ne porter que sur le secteur géographique ou la clientèle confiés à l’agent. Sans cette clause expresse dans le contrat, votre ex-agent est libre de représenter un concurrent dès le lendemain de la rupture.
Définition
Le courtage est l’opération par laquelle un intermédiaire met en relation deux personnes en vue de la conclusion d’un contrat.
La profession est strictement encadrée. Le courtier en vins et spiritueux, dit « courtier de campagne », est celui qui, dans les régions de production et moyennant une rémunération, met en relation les producteurs ou vendeurs (de raisins, de moûts, de vins et de spiritueux), et d’autre part les acheteurs (négociants, viticulteurs et coopératives).
Toute personne exerçant l’activité de courtier en vins et spiritueux doit être inscrite au registre national des courtiers en vins et spiritueux.
Les missions du courtier
Le courtier est impartial. Il doit agir dans l’intérêt commun des parties. Ses obligations principales sont :
Le bordereau de courtage
Dès qu’un accord est trouvé entre le vendeur et l’acheteur, le courtier rédige un « bordereau de courtage ». Ce document constate l’accord des parties sur la chose et sur le prix. Il fixe les conditions de la vente et sert de base à la rédaction du contrat définitif.
Le courtage (la rémunération)
Le principal droit du courtier est son droit à rémunération (souvent appelé « le courtage »).
Attention : Le courtier n’est pas un garant
Il doit faciliter l’exécution du contrat si besoin, mais il n’en est pas garant. Il ne se substitue jamais aux parties en cas d’inexécution.
Le courtier est un intermédiaire de mise en relation, pas une caution. Il ne répond pas de l’impayé de l’acheteur, sauf dans deux hypothèses :
En dehors de ces cas, le risque d’impayé pèse sur vous, dans votre relation avec le négociant. La bonne parade n’est donc pas de compter sur le courtier, mais de sécuriser la vente en amont.
Le courtier et le contrat :
Le courtier joue un rôle facilitateur dans vos obligations contractuelles.
Vous pouvez le mandater pour formuler, en votre nom et pour votre compte, la proposition de contrat exigée par l’article L631-24 code rural. Ce mandat doit être écrit.
Il peut enregistrer le contrat sur la plateforme Déclarvins dans les 3 jours suivant la signature, en lieu et place de l’acheteur ou du vendeur, afin d’obtenir le visa interprofessionnel.