
Les conventions d’occupation précaire dérogent aux dispositions du statut du fermage. Elles ne sont possibles que dans trois situations précises, dans lesquelles le propriétaire attend la survenance d’un événement déterminé :
Il est recommandé de formaliser ces conventions par écrit afin de limiter les risques de contestation.
Le contrat doit préciser :
Pour le reste, la liberté contractuelle s’applique.
L’occupant précaire ne bénéficie ni d’un droit au renouvellement, ni d’un droit de préemption, ni d’un droit de cession de la convention.
Le prêt à usage, également appelé commodat, est un contrat par lequel une des parties met gratuitement un bien à la disposition d’une autre, à charge pour cette dernière de le restituer après usage, à l’expiration du délai convenu.
La gratuité constitue un élément essentiel de ce contrat. À défaut, le prêt à usage encourt une requalification en bail rural, avec toutes les conséquences qui en découlent.
Le prêt à usage n’est pas soumis au statut du fermage, ce qui permet aux parties d’aménager librement les conditions du contrat.
Toutefois, il convient d’en mesurer le caractère précaire, tant en ce qui concerne la durée que les droits conférés à l’occupant.