
Le règlement UE 1308/2013 (dit « OCM ») prévoit que certains produits de la vigne (vins, tous types de mousseux, vins pétillants et vins pétillants gazéifiés) peuvent faire l’objet d’un processus de désalcoolisation.
On distingue :
Seule une désalcoolisation partielle est possible pour les vins sous IG à condition que le cahier des charges ait été modifié pour le prévoir.
Une fois que le vin a acquis ses caractéristiques définitives, trois procédés de désalcoolisation, utilisé seuls ou conjointement, sont autorisés pour réduire partiellement ou presque totalement la teneur en éthanol :
Les procédés employé ne doivent pas entraîner de défauts organoleptiques du vin, qui doit rester apte à la consommation humaine directe.
L'élimination de l'éthanol ne peut pas être appliquée si une opération d’enrichissement a été mise en œuvre sur l’un des produits vitivinicoles utilisés dans l’élaboration du vin considéré.
Une déclaration préalable doit être effectuée auprès du services des douanes, via le service « OENO ».
La désalcoolisation doit être inscrite au registre des manipulations et reportée sur les documents d’accompagnement.
La désalcoolisation totale est possible en bio, aux conditions cumulatives suivantes :
La dénomination de la catégorie (« vin », « vin mousseux », « vin pétillant gazéifié » …) est obligatoirement complétée selon le tableau suivant. De nouvelles règles, issues du règlement (UE) 2026/471 du 24 février 2026, s'appliqueront à compter du 19 septembre 2027.

Les produits étiquetés selon les règles actuelles avant le 19 septembre 2027 peuvent continuer à être mis sur le marché jusqu’à l’épuisement des stocks.
L’indication du TAVA est obligatoire quel que soit son niveau. Elle est exprimée en unités ou demi-unités, avec une tolérance de 0,5 % vol. (portée à 0,8 % vol. pour les produits visés à l’article 44 du règlement 2019/33).
La date de durabilité minimale est obligatoire pour les vins ayant subi un traitement de désalcoolisation dont le TAV est inférieur à 10% vol.
Le pictogramme ou la mention sanitaire « La consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant » est obligatoire pour toute boisson dont le TAVA est supérieur à 1,2 % vol.
La correction de la teneur en alcool est une pratique œnologiques qui permet d’améliorer l’équilibre gustatif d’un vin trop riche en alcool. Elle est notamment utile pour les millésimes chauds. Cette pratique est autorisée pour les vins AOP et IGP sauf restriction du cahier des charges.
Les objectifs peuvent être atteints par des techniques séparatives, seuls ou en combinaison, telles que celles utilisé pour la désalcoolisation.
Tout comme la désalcoolisation, la correction de la teneur en alcool ne peut pas être combiné avec une opération d’enrichissement, et les vins traités ne doivent pas présenter de défauts organoleptiques et doivent être aptes à la consommation humaine directe.
La teneur en alcool peut être réduite de seulement 20 %. Le titre alcoométrique volumique total du produit final doit être conforme au minimum de la catégorie (8,5 ou 9 % vol. selon la zone viticole) et, le cas échéant, au cahier des charges.
La mise en œuvre du traitement est placée sous la responsabilité d’un œnologue ou d’un technicien qualifié.
La correction de la teneur en alcool suit les mêmes formalités que la désalcoolisation : la déclaration préalable aux douanes, l’inscription au registre de manipulation et report sur les documents d’accompagnement.