À la vendange, vous êtes tenu de compléter un registre des apports de vendanges, qui trace le raisin de l’entrée des chais jusqu’à la première cuve de vinification. Les cahiers d’apport des caves particulières, les listings d’apport des caves coopératives ou les registres d’achat des négociants-vinificateurs peuvent être admis comme registres d’entrée de raisins par les services de contrôle.
Ce document reprend votre identité en tant qu’opérateur (n° CVI, adresse, nom et raison sociale), ainsi que les informations concernant votre vendange :
Contrôles : Dans les caves coopératives, le ticket d’apport est considéré comme une pièce comptable et doit être présenté au contrôle. Si les mentions portées sur ce ticket sont librement établies par la cave, les poids revendiqués en AOP, IGP ou VSIG doivent être conformes aux règlements en vigueur. Il en est de même pour les degrés. Cependant, il est admis que les supports papier puissent être remplacés par un système informatique ou par les éléments appropriés d’une comptabilité sécurisée présentant des garanties équivalentes.
Les volumes de VCI doivent figurer sur le registre VCI mais également sur la déclaration de récolte (VCI nouvellement constitué), sur la déclaration de revendication (VCI N-1 revendiqué, VCI nouveau, VCI rafraîchi, stocks totaux), sur la DRM, la DAI et la déclaration de stock. Ils sont identifiés par un code produit spécifique.
Tout producteur est tenu d’éliminer la totalité de ses résidus de vinification (marcs et lies) avant la fin de la campagne au cours de laquelle ils ont été produits.
Quelle que soit la voie de valorisation choisie, vous devez inscrire dans les registres vitivinicoles la destination de vos sous-produits :
Informations à reporter dans ce registre :
En cas de distillation, reportez également les informations fournies par le distillateur sur les poids de marcs et la quantité totale d’alcool obtenue. La quantité inscrite dans le registre est estimée jusqu’à réception du résultat de la pesée transmis par le distillateur. Pour le titre alcoométrique volumique total, l’inscription se fait à compter de la réception du résultat de l’analyse du degré ou de la quantité totale d’alcool obtenue, transmis par le distillateur.
Les élaborateurs de vins mousseux et de vins pétillants doivent tenir un registre de cuvée, qui pour chaque cuvée doit mentionner :
Tout mélange de vins d’une même appellation issus de millésimes ou de cépages différents constitue un coupage. Cette opération est autorisée, mais doit être tracée et enregistrée :
Sur le registre de coupage, doit figurer :
Le suivi est obligatoire sur les titres de mouvement et documents commerciaux
La réglementation communautaire prévoit, toujours dans un souci de traçabilité, d’indiquer sur les documents d’accompagnement si le vin a fait l’objet d’un assemblage de millésimes ou de cépages. La manipulation est indiquée entre parenthèses, immédiatement après l’indication de la zone viticole : le code (7) pour un assemblage de cépage, le code (8) pour un assemblage de millésimes.
Concrètement, sur les documents d’accompagnement (DAE, DSA) établis directement à partir de GAMMA2, la zone viticole et les manipulations sont deux rubriques distinctes, chacune avec un menu déroulant : l’opérateur ne pourra donc pas y mentionner le code entre parenthèses après la zone viticole – il renseigne chaque rubrique séparément.
L’indication du millésime ou du cépage doit par ailleurs être précisée dans les documents commerciaux (facture, bon de livraison) des produits ainsi désignés.
Précision étiquetage :
Si vous souhaitez mentionner un millésime ou un cépage sur l’étiquette, la règle du 85/15 doit être respectée :
Pour afficher un millésime, le vin doit en être issu à au moins 85%. Les 15% restants peuvent provenir d’un autre millésime revendiqué dans la même AOP.
Concernant les vins AOP, l’assemblage de deux millésimes ne peut se faire qu’après revendication de chaque vin faisant l’objet de l’assemblage.
Si un seul cépage est mentionné sur l’étiquette, il doit représenter au moins 85% du vin.
Si plusieurs cépages sont mentionnés, le vin doit en être issu à 100%, et chacun des cépages utilisés doit représenter au moins 15% de l’assemblage. Ils seront mentionnés par ordre décroissant de la proportion utilisée et dans des caractères de même dimension.
Pour les produits bénéficiant d’une IG, il convient également de s’assurer du respect des dispositions du cahier des charges concerné.
Exemple d’assemblage de millésime :
Vous assemblez 100 hl de CDR rouge 2025, 10 hl de 2024 et 5 hl de 2023. La règle du 85/15 est respectée, il est possible de commercialiser l’assemblage en Côtes du Rhône rouge millésime 2025, pour 115 hl.
En comptabilité matières, l’opération se traduit par trois écritures : sortie de 10 hl du compte 2024, sortie de 5 hl du compte 2023, et entrée de ces 15 hl au suivi 2025, qui passe de 100 à 115 hl.
Le suivi est obligatoire sur les titres de mouvement et documents commerciaux
La réglementation communautaire prévoit, toujours dans un souci de traçabilité, d’indiquer sur les documents d’accompagnement si le vin a fait l’objet d’un assemblage de millésimes ou de cépages. La manipulation est indiquée entre parenthèses, immédiatement après l’indication de la zone viticole : le code (7) pour un assemblage de cépage, le code (8) pour un assemblage de millésimes.
Concrètement, sur les documents d’accompagnement (DAE, DSA) établis directement à partir de GAMMA2, la zone viticole et les manipulations sont deux rubriques distinctes, chacune avec un menu déroulant : l’opérateur ne pourra donc pas y mentionner le code entre parenthèses après la zone viticole – il renseigne chaque rubrique séparément.
L’indication du millésime ou du cépage doit par ailleurs être précisée dans les documents commerciaux (facture, bon de livraison) des produits ainsi désignés.
Toute opération de conditionnement doit être enregistrée dans un registre de conditionnement et doit mentionner :
L’inscription précise des volumes conditionnés permet de bénéficier du taux de perte réglementaire propre au conditionnement (en l’absence de recours au taux global).
Cette opération de conditionnement pour un vin AOP doit également faire l’objet d’une déclaration auprès de l’ODG.