
Tout projet impliquant la suppression d’un bois nécessite de vérifier s'il relève du régime de défrichement, strictement encadré par le Code forestier.
Constitue un défrichement toute opération volontaire ayant pour effet de supprimer l’état boisé d’un terrain et de mettre fin à sa destination forestière.
Ne sont pas considérés comme des défrichements :
Arrêté seuils défrichement Drôme
Arrêté seuils défrichement Loire
Arrêté seuils défrichements Rhône
Arrêté seuils défrichements Gard
Tout défrichement est soumis à une autorisation préalable.
Toutefois, certains défrichements sont exemptés d’autorisation.
C’est notamment le cas des défrichements réalisés dans des bois et forêts dont la superficie est inférieure à un seuil compris entre 0,5 et 4 hectares, fixé au niveau départemental.
Dans les départements de l’Ardèche et du Vaucluse, ce seuil est fixé à 4 hectares pour l’ensemble du territoire départemental.
Pour la Drôme, le Gard, le Rhône et la Loire, le seuil applicable varie selon les communes et est précisé par les arrêtés préfectoraux propres à chaque département.
Lorsque la superficie du bois dépasse ce seuil, tout défrichement est soumis à autorisation, quelle que soit la surface effectivement défrichée.
En revanche, il existe des mesures de protections strictes des forêts et boisements, notamment les espaces boisés classés (EBC) définis par le plan local d’urbanisme (PLU). Leur destination ne pouvant en aucun cas changer, le défrichement y est interdit de plein droit nonobstant toute disposition contraire.
S’agissant des zones naturelles (zone N) du PLU, le classement en zone N n’emporte pas, en lui-même, interdiction de planter ou de boiser. Il convient de se référer au règlement du PLU de la commune concernée, lequel peut prévoir des dispositions spécifiques.
Formulaire_demande_de_defrichement
Notice_formulaire_demande_de_defrichement
Notice_teleprocedure_defrichement
La procédure administrative dépend directement de la surface du bois ou du massif forestier au sein duquel le défrichement a lieu.
1. Si la surface est inférieure à 0,5 hectare
D’autres pièces peuvent être requises selon les cas.
Si l’administration ne répond pas dans les deux mois, cela vaut accord tacite, sauf si le terrain se trouve dans une zone protégée, où le silence vaut refus.
2. Si la surface est comprise entre 0,5 et 25 hectares, le dossier nécessite une vérification environnementale préalable.
Vous devez saisir l’autorité environnementale, la MRAe, via téléprocédure (Portail l’évaluation environnementale). L’autorité a 35 jours pour répondre. Elle déterminera si votre demande nécessite ou non une étude d’impact.
Une fois l’étude réalisée, vous devez l’annexer à votre demande d’autorisation de défrichement auprès de la DDT(M).
Le dossier fait l’objet d’une consultation obligatoire : participation du public ou enquête publique.
L’instruction du dossier dure généralement 4 à 6 mois.
3. Si la surface est supérieure à 25 hectares
La procédure est systématique :

Faire appel à un bureau d'études environnemental constitue souvent un investissement stratégique et économique à long terme. Leur intervention peut permettre d'éviter la réalisation d'une étude d'impact, particulièrement coûteuse, soit en adaptant le projet en amont pour rester sous les seuils réglementaires, soit en démontrant l'absence d'incidence notable sur l'environnement
L’autorisation de défrichement peut être refusée si la conservation des bois est nécessaire à :
L’autorisation de défrichement est subordonnée par l’État à une ou plusieurs des conditions suivantes :
Si ces travaux ne sont pas réalisés, l’autorisation devient caduque et le terrain doit être reboisé sous 5 ans.
L’autorisation de défrichement fait l’objet, par les soins du bénéficiaire, d’un affichage sur le terrain, ainsi qu’à la mairie de situation du terrain. Cet affichage est effectué au moins quinze jours avant le début du défrichement.
Il est maintenu :
Le demandeur doit également déposer à la mairie le plan cadastral des parcelles à défricher.
Les autorisations de défrichement sont valables cinq ans et peuvent être prorogées sous certaines conditions, sans pouvoir excéder cinq années supplémentaires.
Le défrichement réalisé sans autorisation constitue un délit. Deux types de sanctions principales sont encourues en cas de défrichement illicite :