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Mis à jour le
05/10/2026

Le traitement des effluents phytopharmaceutiques

Les « Effluents phytopharmaceutiques » correspondent aux :

  • Fonds de cuve des pulvérisateurs ;
  • Bouillies phytopharmaceutiques non utilisables ;
  • Eaux de nettoyage du matériel de pulvérisation (intérieur ou extérieur) ;
  • Effluents liquides ou solides ayant été en contact avec des produits ou issus de leur traitement.

La gestion des effluents phytopharmaceutiques est strictement réglementée par l’arrêté du 4 mai 2017, lequel définit plusieurs modalités de gestion des effluents :

Gestion à la parcelle

Le lavage intérieur du matériel de pulvérisation doit suivre deux étapes :

  • Etape 1 : l’épandage
    • Diluer par rinçage avec un volume d’eau au moins égal à 5 fois le volume de ce fond de cuve ;
    • Epandre le fond de cuve dilué sur la parcelle ayant fait l’objet du traitement, en veillant à ce que la dose totale appliquée ne dépasse pas la dose maximale autorisée.
  • Etape 2 : la vidange
    • Après plusieurs rinçages successifs (2 à 3 rinçages en pratique), si la concentration initiale du produit a été divisée par 100, la vidange complète du reste de la cuve est autorisée au champ.

Le lavage extérieur du matériel de pulvérisation est autorisé au champ après avoir réalisé au moins un rinçage et un épandage du fond de cuve intérieur.

Toute opération au champ doit respecter les règles suivantes :

  • Respecter une distance de sécurité (Zones à risques) :
    • Interdiction à moins de 50 m d’un point d’eau, des caniveaux ou des bouches d’égout ;
    • Interdiction à moins de 100m de lieu de baignade, captage d’eau potable et piscicultures.

(Ces distances peuvent augmenter suivant le classement ICPE de l’exploitation)

  • Eviter le risque d’entraînement par ruissellement : l’opération doit être réalisée sur un sol apte à absorber les effluents, en dehors des périodes de saturation en eau et sans précipitations.
  • Limiter l’opération sur une même surface à une fois par an.

Gestion à l’exploitation

À défaut d’une gestion à la parcelle, le nettoyage du matériel doit s’effectuer sur une plateforme étanche permettant la récupération intégrale des effluents.

Il est essentiel d’isoler les effluents phytopharmaceutiques. Les eaux de pluie et les eaux de lavage du matériel n’ayant pas servi à la pulvérisation (tracteurs nus, remorques), doivent être évacuées vers un réseau classique.

Si les effluents sont stockés avant traitement ou élimination, la cuve de stockage doit être parfaitement étanche, disposé d’un système de prévention des fuites, et d'une capacité adaptée au volume total de vos effluents.

Une fois collectés, les effluents phytopharmaceutiques doivent suivre l'une de ces deux voies :

  1. Traitement sur place : utilisation d'un système agréé par le ministère de l’Environnement (type Phytobac, Heliosec, Osmofilm, etc.). L'épandage ou la vidange des résidus après traitement n'est possible que si le procédé est reconnu et utilisé selon sa notice technique.
  2. Élimination extérieure : enlèvement par un prestataire de déchets dangereux (Ex : filière ADIVALOR). Le Bordereau de Suivi de Déchets Dangereux (BSDD) remis par le collecteur doit être conservé afin de prouver la conformité de l’élimination.  

La tenue d’un registre

Attention : Le port des EPI (Équipements de Protection Individuelle) est obligatoire pour toute manipulation de produits phytopharmaceutiques.

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