
Ce mode de production exclut l’usage des OGM et limite le recours aux intrants chimiques. Il privilégie l’emploi de ressources naturelles et renouvelables dans le cadre de systèmes agricoles organisés à l’échelle locale.
Les matières premières (raisins, sucre, alcool, moût, etc.) doivent être issues de l’agriculture biologique, et la vinification doit respecter des règles spécifiques au mode de production biologique.
Les producteurs engagés suivent un Cahier des charges exigeant, qui leur permette, en retour, d’apposer l’Eurofeuille (logo européen obligatoire) et le logo AB (national et facultatif).

Au moment d’engager une conversion en agriculture biologique (AB), l’opérateur doit notifier son activité auprès de l’Agence Bio (Notification à l’Agence Bio). Dès cette notification, il est tenu d’appliquer l’ensemble des règles de l’AB.
L’opérateur doit ensuite s’engager auprès d’un organisme certificateur (OC) agréé par l’INAO. Cet organisme vérifie que l’opérateur est bien enregistré dans la base de données de l’Agence Bio, puis valide sa notification et son engagement.
Une visite d’habilitation est réalisée par l’OC afin de s’assurer du respect du Cahier des charges européen de l’AB. Si des non-conformités sont constatées, la date de début de conversion est reportée à la date de mise en conformité.
Avant de pouvoir être certifiée et de commercialiser ses produits sous le label AB, l’exploitation doit passer par une phase de conversion. Cette période correspond à la transition entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique. Pour les cultures pérennes, tel que la vigne, la durée de conversion est de trois ans.
Par la suite, tous les opérateurs sont contrôlés au minimum une fois par an par leur OC. Ces contrôles permettent de vérifier le respect de la réglementation en vigueur et d’identifier d’éventuels écarts.

En matière d’agriculture biologique, une même règlementation s’applique dans toute l’Union européenne. Le règlement (UE) 2018/848 et ses textes d’application précisent l’ensemble des dispositions à respecter.
Afin de faciliter l'appropriation de ces normes complexes, l'INAO met à disposition des outils pratiques. Le site « Produire bio », animé par la FNAB, peut aider les opérateurs souhaitant se lancer dans l’agriculture biologique.
Une fois engagée dans la conversion bio, les exploitants peuvent solliciter différentes aides :